đ„QVEMA : les dessous du jury
Et plus largement de l'émission.
Bonjour,
Ce soir dĂ©but la 6e saison de Qui veut ĂȘtre mon associĂ© ? Nouveau crĂ©neau (le jeudi), jury remaniĂ©, et comme chaque annĂ©e, son lot d'invitĂ©s pour faire plaisir au public. AprĂšs Jean-Michel Aulas, Patrick Bruel, Philippe Croizon, Pierre HermĂ© ou Djibril CissĂ©, cette annĂ©e les staretups arrivernt Inoxtag, Lorie et Yannick AllĂ©no, venu dĂ©fendre un projet sur la sĂ©curitĂ© routiĂšre, un sujet qui le touche depuis la mort de son fils Antoine.
Avant le tournage, Arthur avait promis au jury un invité « à tomber de sa chaise ». Résultat : un youtubeur et une chanteuse des années 2000. Loin de ce qui avait été vendu.
Cette anecdote rĂ©sume bien lâĂ©mission. Une vitrine qui promet beaucoup. Des deals annoncĂ©s en plateau. Et une rĂ©alitĂ© plus nuancĂ©e. Sur les 5 premiĂšres saisons, la moitiĂ© des deals signĂ©s Ă lâantenne nâont jamais Ă©tĂ© finalisĂ©s. Le ROI pour les investisseurs ? Pas ouf. Une seule sortie documentĂ©e, 20% de procĂ©dures collectives.
Mais personne nâest dupe. Les entrepreneurs qui passent ne viennent plus forcĂ©ment pour lever. Beaucoup viennent pour le coup de projecteur, pour lancer un crowdfunding dans la foulĂ©e, ou juste pour exister mĂ©diatiquement. Et cĂŽtĂ© jurĂ©s, câest pareil. Des profils plus ou moins lĂ©gitimes, plus ou moins qualifiĂ©s, avec des ambitions plus ou moins avouables. Certains ont compris le game mieux que dâautres.
Et câest le sujet du jour, que tu peux lire pendant la pub.
Ou juste si, comme moi, tu tâen fous et que tâas jamais regardĂ© lâĂ©mission. đ
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QVEMA, Arthur et son jury. đ€Ą
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Prestation évidemment rémunérée.
Il sâagit UNIQUEMENT dâenquĂȘtes et dâinvestigations, pas de chroniques, dâarticles, dâopinions, dâinterviews etc.
Back to reality
Alors que je travaillais sur cette Ă©dition, Cleerly a sorti ce que jâĂ©tais en train de concevoir : une vision globale sur la rĂ©alitĂ© des deals. Alors bon (UNE FOIS QUE TâAS LU CETTE NEWSLETTER) tu peux aller mater ça :
Globalement, sur les 5 premiĂšres saisons :
26,1M⏠ont été promis en plateau par les jurés ;
10,9M⏠ont été réellement investis via 61 deals sur 122, donc un sur deux.
Ce ratio a dâailleurs fait les choux gras de la presse il y a quelques mois. Parmi les tĂ©moignages, celui dâune entrepreneure qui nâa pas conclu avec Tony Parker1 et qui a enchaĂźnĂ© les posts LinkedIn pour ouinouiner publiquement2. Cette fameuse « Camille », dont le prĂ©nom aurait Ă©tĂ© modifiĂ© selon France Info, est parfaitement connue. Elle sâappelle Camille-CĂ©cile Lambert et racontait son histoire publiquement, sous son vrai nom, au mĂȘme moment. Sa boĂźte ADN Group ? Une SAS créée en 2022, 1 000⏠de capital, zĂ©ro salariĂ©, activitĂ© « commerce de gros ».
Parce que le problĂšme, câest que beaucoup dâentrepreneurs, notamment dans cette Ă©mission (mais pas seulement), veulent lever des fonds pour sauver leur boĂźte. Dâautres en profitent juste pour faire parler dâeux. Voire pour lancer un crowdfunding auprĂšs de particuliers3, ce qui finit souvent mal, Ă lâimage dâHoriz.io, liquidĂ© yâa quelques jours aprĂšs avoir tapĂ© 200K Ă sa commu sur Crowdcube (Ă©videmment). Visiblement, dans le cas de Camille, câĂ©tait un peu des deux : sauver sa boĂźte et exister mĂ©diatiquement. Tout ça aprĂšs avoir tentĂ© de lever 1M⏠(les 200K⏠potentiels de lâĂ©mission ne permettaient de toute façon pas de financer lâentreprise), puis cherchĂ© un « bras droit » avec comme condition un « investissement initial ». Yâa mĂȘme pas 3 mois, la mĂȘme CEO tentait de lancer un crowdfunding Ă partir de 500âŹ, mais semble avoir abandonnĂ© aprĂšs 58 rĂ©ponses, dont 12 Ă©taient « probablement pas ».
Peut-ĂȘtre que Parker avait juste eu du pif.
Quatre membres du jury, anciens ou actuels, pointent les mĂȘmes raisons. Jean-Pierre Nadir (S2 Ă 4, puis invitĂ© ponctuel en S5-6) me les rĂ©sume en trois catĂ©gories.
« 1 - Les candidats qui ne veulent pas ou plus. Soit parce quâils voulaient juste un coup de projecteur [âŠ] ou parce quâils veulent changer les conditions.
2 - Ceux qui ont survendu leur avenir. [âŠ] Au moment oĂč ils passent, ils donnent des infos qui ne se sont pas rĂ©alisĂ©es, comme un financement ou un distributeur.
3 - Ceux qui ont annoncĂ© des chiffres qui nâont rien Ă voir avec la vĂ©ritĂ©. [Par exemple] des marges qui ne sont pas lĂ , des coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s, un BFR qui va exploser. »
Ce nâest ni scandaleux ni une escroquerie, contrairement Ă ce que la presse gĂ©nĂ©raliste a pu dire. Câest parfaitement normal. Un passage tĂ©lĂ© dure un quart dâheure pour environ 1H-1H15 de tournage. Ăa ne permet pas de vĂ©rifier un BP ou la rĂ©alitĂ© de ce qui est dit.
CÎté résultats, toujours selon le tableau de Cleerly :
Selon un ex-jurĂ©, ces chiffres, qui en rĂ©alitĂ© sont assez proches (voire meilleurs) de la rĂ©alitĂ© de la French Tech, sont principalement dus Ă la qualitĂ© des dossiers. Dâautant quâen plus « les pires dossiers ne sont pas diffusĂ©s ». Un autre jurĂ© dit sans sâembarrasser que si les fonds oĂč il investit « proposaient un deal flow aussi naze, il serait sorti depuis longtemps ».
Parce quâune bonne startup QVEMA, câest pas une startup rentable ou avec un bon produit. Câest une boĂźte qui a une bonne histoire Ă raconter, avec un produit facile Ă comprendre, idĂ©alement quâon peut montrer, et qui peut parler aux spectateurs. Puisque QVEMA nâest pas Kima ou Antler : câest avant tout un jeu tĂ©lĂ© qui doit faire de lâaudience pour ĂȘtre rentable.
Mais alors pourquoi les jurĂ©s lĂąchent-ils autour dâun demi-million par an avec un ROI pas ouf ? Eh bien⊠ça dĂ©pend. Mais rien nâest vraiment gratuit.
Dâautant que tous les jurĂ©s nâont pas vraiment le mĂȘme parcours ni la mĂȘme lĂ©gitimitĂ©. Et pour comprendre qui siĂšge autour de la table, il faut dâabord comprendre comment M6 les recrute.
Who run the world? Girls!
Depuis le dĂ©part, la chaine insiste auprĂšs de ses producteurs pour avoir un jury paritaire. Sauf que ce nâest pas facile. La majoritĂ© des chefs dâentreprise, et encore plus dans la tech, sont des hommes. Plus yâa de pognon et de pouvoir, moins yâa de femmes. Donc moins de choix.
La premiĂšre saison affiche 2 femmes sur 6, grĂące Ă Delphine AndrĂ© (groupe Charles AndrĂ©, hĂ©ritiĂšre de son pĂšre) et Catherine Barba (conseil et BA dans une dizaine de boĂźtes dont Leetchi). AndrĂ© rempile jusquâen S3. En S2, qui voit lâarrivĂ©e de Bourbon et Nadir (tous deux S2-6), elle est rejointe par Sophie Mechaly (Paul&Joe) et Isabelle Weill. Cette inconnue du grand public (et mĂȘme ailleurs) a Ă©tĂ© poussĂ©e Ă Arthur par Alain Weill, son ex-mari6. Le rĂ©sultat Ă©tait catastrophique.
Dâabord parce quâelle nâa jamais vraiment investi : elle a surtout Ă©tĂ© Ă la direction de NextGroupTV (dirigĂ© par son mari) et prĂ©sidente de la fondation RMC-BFM. Ensuite parce quâen plateau, ça ne fonctionnait pas. Une personne qui a assistĂ© au tournage parle de sĂ©quences « malaisantes », et dâune jurĂ©e incapable de tenir sa place. Selon une autre source qui confirme ces propos, le montage a Ă©tĂ© compliquĂ©. Un jurĂ© qui lâa cĂŽtoyĂ©e pense que tout ça relĂšve plutĂŽt du rĂšglement de comptes.
Elle sera remplacĂ©e par Isabelle Chevalier (Bio-K+, S3) qui elle-mĂȘme laissera sa place Ă StĂ©phanie Delestre (QAPA, S4) et surtout Kelly Massol (Les Secrets de Loly, S4-6), devenue depuis une des figures de lâĂ©mission. Entre temps rejointe par Alice Lhabouz (Trecento AM, S5-6), dont on dit quâelle serait proche dâArthur. Info quâil nâa pas Ă©tĂ© possible de confirmer.
La parité explique une partie des recrutements. Mais ça ne dit rien sur la légitimité des profils. Et sur ce point, il y a des écarts.
Scar Tissue
PrĂ©sent depuis les dĂ©buts, Marc Simoncini est probablement le plus lĂ©gitime des jurĂ©s. Ă 62 ans, câest aussi lâun des plus ĂągĂ©s, avec Eric LarchevĂȘque (S1-6) et FrĂ©dĂ©ric Mazzella (S1). Les trois figures historiques de la tech française. PassĂ© un temps par le Minitel Rose (dĂ©cidĂ©ment), il dĂ©veloppe ensuite iFrance (si tâas mon Ăąge, tây as fait tes premiers sites), qui finira noyĂ© dans Vivendi (un jour faudra quâon en parle). Puis il lance Meetic, revendu Ă Match en 2011. Prix de sortie : 345MâŹ. Il en a pris une belle part. Depuis, sa fortune oscille entre 1 et 5 zucmaneries.
En parallĂšle, Simoncini investit via son fonds JaĂŻna, devenu Daphni, qui gĂšre environ 1G⏠aujourdâhui. Au portfolio, quelques belles rĂ©ussites : Winamax, devenu une grosse machine du poker en ligne, et Typology, rentable depuis 2022 avec +300% de croissance annuelle, leader français des soins en ligne sans relever depuis le seed7.
EDIT 09/01/2026 7H26 : Jaïna, qui est le fonds personnel de Marc Simoncini, est indépendant de Daphni, et existe toujours de maniÚre indépendant.
Quand je lui demande pourquoi il a rejoint lâĂ©mission dĂšs la saison 1, il me lĂąche :
« Je sais que je reverrai jamais mon pognon, mais câest sympa dâaider les jeunes. »
Sauf quâen tant que patron de Daphni, il est en thĂ©orie censĂ© faire passer tous ses deals par le fonds. Il y a quelques annĂ©es, les gĂ©rants pouvaient encore investir en perso si le fonds refusait une opportunitĂ©. Certains petits malins faisaient exprĂšs de faire refuser des deals pour les garder pour eux. LâAMF a serrĂ© la vis. RĂ©sultat : pour ses investissements QVEMA, Simoncini passe dĂ©sormais par Time4, un vĂ©hicule lancĂ© par Daphni fin 2024, dĂ©diĂ© aux founders « atypiques » (profils hors grandes Ă©coles, territoires ruraux, parcours non linĂ©aires). Les startups de lâĂ©mission cochent souvent ces cases.
NâempĂȘche, le mec nâa pas hĂ©sitĂ© Ă retourner au front. En 2019, alors quâil nâavait clairement plus besoin de bosser pour bouffer, il lance Angell, des vĂ©los Ă©lectriques haut de gamme made in France. Liquidation en janvier 2025. 6 ans et quelques millions plus tard. Le made in France, câest beau sur le papier.
CĂŽtĂ© gamelles, yâen a eu. Sensee, ses lunettes en ligne lancĂ©es en 2011 : lâidĂ©e Ă©tait bonne (diviser par deux le prix de lâoptique), 7,5M⏠sur la table, 200 000 clients, 5 boutiques. Sauf que les 12 000 opticiens français ont rĂ©sistĂ©. Les pure players nâont jamais dĂ©passĂ© 2% du marchĂ©. Revendu en janvier 20208. Autre curiositĂ© : Aztec, en 2012. Des dameuses Ă neige. Oui, des dameuses. 1,5M⏠injectĂ©s via JaĂŻna. Liquidation en juillet 2015, vente aux enchĂšres en fĂ©vrier 20169.
Bref, Simoncini connaĂźt la musique. Quand il dit quâil ne reverra jamais son pognon, câest pas une posture. Câest du vĂ©cu. Mais tout le monde autour de la table nâa pas le mĂȘme track record.
Stranger in Moscow
ForcĂ©ment, il y a Tony Parker. Celui qui mâa fait passer des nuits blanches devant ma tĂ©lĂ© a cumulĂ© environ 170M$ de salaires en NBA, et probablement au moins 50% de plus en sponsors, pour atteindre une fortune estimĂ©e autour de 200M$ Ă la fin de sa carriĂšre selon un ex-agent de William Morris Endeavour qui a vu passer quelques sportifs. En France, une enquĂȘte de la cellule investigation de Radio France parlait dâenviron 30M⏠investis dans lâHexagone10.
Le problĂšme, câest quâil est de notoriĂ©tĂ© publique quâil nâentrera jamais au Hall of Fame des investisseurs français, tellement ses placements sont Ă©clatĂ©s au sol.
Commençons par lâASVEL. En 2023, le club affichait 7M⏠de dettes et plus de 3M⏠de pertes. La Ligue nationale de basket a imposĂ© des restrictions budgĂ©taires : -23% de masse salariale, la plus forte baisse de toute la Betclic Ălite11. Pourquoi ? Principalement Ă cause des sponsors choisis par Parker lui-mĂȘme.
Le plus spectaculaire : son association avec Aleksej Fedoricsev, un homme dâaffaires russo-hongrois inscrit sur la liste des sanctions ukrainiennes pour participation Ă lâeffort de guerre russe (ce quâil dĂ©ment)12. En 2023, Parker signe un contrat de sponsoring de 7M⏠par an sur 3 ans avec Skweek, la plateforme de Fedoricsev. Deux ans plus tard, Skweek nâavait versĂ© que 1,7M⏠sur les 21M⏠promis. La justice italienne a saisi 41M⏠de biens de Fedoricsev. Parker a dĂ» remettre de lâargent de sa poche pour faire tourner le club13.
Autre sponsor dĂ©faillant : Smart Good Things, spĂ©cialiste des boissons Ă©nergisantes, qui sâĂ©tait engagĂ© sur 2,4M⏠mais nâen a versĂ© que 2,1MâŹ. La Chambre rĂ©gionale des comptes note que les difficultĂ©s financiĂšres de lâentreprise Ă©taient connues « avant mĂȘme la signature du contrat »14.
CĂŽtĂ© Ă©ducation, la Tony Parker AdĂ©quat Academy lancĂ©e en 2019 Ă Lyon affiche plus de 3M⏠de dettes cumulĂ©es. Seulement une centaine dâĂ©lĂšves ont terminĂ© leur scolaritĂ©, loin des objectifs. Le projet de campus Ă Saint-Ouen, annoncĂ© en grande pompe en 2022, est tombĂ© Ă lâeau. Il ne reste plus quâun « programme public » bien plus modeste15.
Dans le petit milieu des affaires, tout le monde sait que TP9 est une sorte de SoftBank français : quand il arrive sur un projet, mieux vaut se barrer. Ce nâest pas un hasard sâil Ă©tait investisseur et ambassadeur de Bricks dĂšs 2022, avec 2M⏠au pot. A lâĂ©poque, la plateforme dâimmobilier fractionnĂ© venait dâĂȘtre rappelĂ©e Ă lâordre par lâAMF sur ses contrats de royalties, forcĂ©e de rembourser 7M⏠à ses utilisateurs et de changer de modĂšle16.
Il est ensuite passĂ© sur Blast, avant de rejoindre rĂ©cemment LarchevĂȘque sur The Bitcoin Society, probablement le pire projet du cofondateur de Ledger. Et si tu pensais quâil avait atteint le fond, sache quâil est dĂ©sormais associĂ© Ă Yomi Denzel pour son « gigabootcamp IA ». Seems legit.
En tout cas loin de lâautre ex-sportif-jurĂ© Blaise Matuidi et son fonds Origins, qui trace sa route.
Cela dit, si Parker est le cas le plus visible, il nâest pas le seul dont la prĂ©sence interroge.
Stranger Things
Quand Julian Jacob a rejoint le jury en saison 5, la rĂ©action gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© : « Câest qui ? » Contrairement aux autres jurĂ©s, personne dans lâĂ©cosystĂšme ne le connaissait.
Son parcours officiel : il quitte lâĂ©cole Ă 16 ans, enchaĂźne les petits boulots (livreur, vendeur), puis lance une boĂźte dans lâimmobilier commercial vers 20 ans quâil revend quelques annĂ©es plus tard. Ensuite, direction les Ătats-Unis oĂč il devient commercial indĂ©pendant. En 2022, il fonde Wyncor, une sociĂ©tĂ© de jouets sous licence. Deux ans dâexistence au moment de rejoindre lâĂ©mission, ce qui en fait le moins expĂ©rimentĂ© du jury.
M6 justifie son recrutement par son « habitude de travailler avec la grande distribution » et sa « capacitĂ© Ă aider Ă lâinternational »Âčâ·. Soit. Ce quâils ne disent pas, câest dâoĂč vient cette « capacitĂ© ».
Julian Jacob sâappelle en rĂ©alitĂ© Julian Zaguedoun. Jacob est son troisiĂšme prĂ©nom, changĂ© « pour des questions de sĂ©curitĂ© » selon lui17. Et surtout : son frĂšre JĂ©rĂ©my Zaguedoun a cofondĂ© Zag, le studio derriĂšre Miraculous, le dessin animĂ© aux 8M⏠de CA (dĂ©corĂ© de lâordre des Arts et des Lettres en avril 2024). Sa femme Candice Zaguedoun est avocate Ă Miami, spĂ©cialisĂ©e en licensing, elle a travaillĂ© sur les contrats de la saison 5 de Miraculous. Julian, lui, a Ă©tĂ© commercial pour Zag avant de fonder Wyncor, qui vend des jouets sous licence... Miraculous. Le rĂ©seau familial tourne bien.
Et puis il y a lâaffaire Epopia18. Une startup de jeu de rĂŽle par abonnement pour enfants, créée en 2014. AprĂšs une levĂ©e dâ1MâŹ, Zag et Florida Riviera (une sociĂ©tĂ© de Julian) entrent au capital en apportant la licence Miraculous. Julian obtient des parts en equity au lieu dâune commission de commercial. Puis les choses dĂ©rapent. Selon le fondateur RĂ©my Perla, le « studio international actionnaire » a exigĂ© « prĂšs de la moitiĂ© des parts de la sociĂ©tĂ© » pour maintenir la licence, rĂ©duisant « les associĂ©s fondateurs et les investisseurs historiques Ă peau de chagrin ». Et une fois le deal signĂ© : plus de nouveaux contrats. « Quand il est devenu majoritaire au capital, câest lĂ que lâenfer a commencĂ© pour les Ă©quipes dâEpopia », raconte un investisseur aux Echos. « Il y avait de la pression insupportable sur les Ă©quipes. Il nâavait pas du tout lâĂ©tat dâesprit business angel. » Epopia est placĂ©e en liquidation judiciaire en janvier 2024. Julian Jacob qualifie cette expĂ©rience dâ« erreur quâil ne fera plus ».
CĂŽtĂ© Wyncor, la boĂźte a levĂ© en avril 2025 sur une valorisation de 48M$ auprĂšs du family office belge Alcastar (famille Lippens). Des jouets sous licence PatâPatrouille et Peppa Pig vendus chez Walmart, Target et Carrefour. Impressionnant sur le papier.
Sauf que les structures racontent autre chose. En France, Wyncor opĂšre via SUPERCO, une SAS créée fin 2023 avec 101K⏠de capital, zĂ©ro salariĂ© dĂ©clarĂ©, domiciliĂ©e chez un domiciliataire des Champs-ĂlysĂ©esÂčâč. Aucun compte nâa Ă©tĂ© publiĂ©. LâactivitĂ© dĂ©clarĂ©e : « commerce de gros dâautres produits intermĂ©diaires ». 48M$ de valo pour une coquille administrative sans comptes.
Aux Ătats-Unis, tous les communiquĂ©s de presse rĂ©pĂštent la mĂȘme phrase : « Wyncor is owned by Jstar Capital. » Ăa sonne comme un fonds dâinvestissement. Sauf que Jstar Capital LLC est une sociĂ©tĂ© enregistrĂ©e en Floride dont lâ« authorized person » est... Julian Zaguedoun lui-mĂȘme. Le registered agent ? Le cabinet de sa femme, Law Offices of Candice Zaguedoun. Il nây a pas de fonds. Il nây a pas dâinvestisseur externe.
Et la « valorisation Ă 48M$ » annoncĂ©e par Maddyness19? Elle vient dâun montage en trois temps.
Temps 1 : en fĂ©vrier 2025, Julian crĂ©e Pershing Capital, une nouvelle holding française Ă 100K⏠de capital (mĂȘme adresse Champs-ĂlysĂ©es). Puis il sâapporte Ă lui-mĂȘme 40 millions dâactions de Wync Group pour une valorisation totale de 40MâŹ. Le dĂ©tail : Jstar Capital LLC valorisĂ©e 39,4MâŹ, Wyncor LLC 398KâŹ, Superco 158KâŹ. Un commissaire aux apports valide lâopĂ©ration sur la base du « prĂ©visionnel dâactivitĂ© du Groupe Wyncor », fourni par Julian. Aucun cash nâentre. Câest du papier.
Temps 2 : en mars 2025, Alcastar souscrit une augmentation de capital de Wync Group. Le montant rĂ©el investi : 4M⏠pour 4 millions dâactions Ă 1⏠lâunitĂ©. Ăa reprĂ©sente environ 9% du capital post-opĂ©ration.
Temps 3 : le capital social de Wync Group passe Ă 44,1M⏠(40,1M⏠dâauto-apport + 4M⏠dâAlcastar). Au taux de change, ça fait ~48M$. Et les communiquĂ©s de presse annoncent : « Wyncor valorisĂ©e 48M$. »
Sauf que 40M⏠sur 44MâŹ, câest Julian qui se les est apportĂ©s Ă lui-mĂȘme sur la base de ses propres projections. Le seul vrai cash qui est entrĂ© dans la boĂźte, câest 4MâŹ. Pas 48M$. Personne ne vĂ©rifie. Busijness as usual. Mais tout ça pour quoi ?
Parmi les produits Wyncor, il y a Kwaaks, des canards en peluche vendus Ă 20$. Le compte Instagram de la marque affiche des milliers dâabonnĂ©s, mais les posts ne rĂ©coltent quasiment aucun commentaire. Le produit Ă©tait distribuĂ© chez Walmart, mais nâest plus disponible depuis un moment. Une marque fantĂŽme pour un produit fantĂŽme.
Make it until you fake it
Parker a un palmarĂšs dâinvestissements catastrophiques. Jacob a un montage de valorisation en carton. Mais au moins, ils nâont jamais prĂ©tendu ĂȘtre des professionnels de la gestion dâactifs. Alice Lhabouz, si.
Le profil a dâailleurs amusĂ© plusieurs gĂ©rants de la place. En 2017, Trecento AM a Ă©tĂ© condamnĂ©e par lâAMF Ă 50K⏠dâamende pour des commissions de surperformance indĂ»ment prĂ©levĂ©es et un traitement inĂ©quitable des porteurs20. Les derniers comptes disponibles datent de 2018 : 2,6M⏠de CA, 321K⏠dâEBITDA. Depuis, plus rien. Ce qui est Ă©trange pour une sociĂ©tĂ© de gestion rĂ©gulĂ©e censĂ©e publier ses comptes chaque annĂ©e.
Dâautant quâen plus de ses problĂšmes avec lâAMF, Trecento a fort Ă faire avec un ex-dirigeant. En octobre 2020, la boĂźte licencie son DG Christophe Pouchoy pour « difficultĂ©s financiĂšres rĂ©currentes ». Il attaque aux prudâhommes et obtient gain de cause : licenciement sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse. En appel, en octobre 2025, Trecento AM est condamnĂ©e Ă lui verser environ 100KâŹ21.
Cela dit, selon un proche de lâĂ©mission, son exit en juin dernier auprĂšs dâUzĂšs Gestion22 lui aurait rapportĂ© 3-5M⏠selon un source. Mais la rĂ©alitĂ© pour ĂȘtre encore plus terre Ă terre : une valeur nette comptable de 503KâŹ, et 296K⏠de disponibilitĂ©s sur le compte. Pas exactement la mĂȘme histoire. Et pas ouf pour quelques centaines de millions dâAUM.
Reconvertie en coach finance perso (bio LinkedIn : « đ° Je vous aide Ă faire fructifier votre Ă©pargne đș »), elle a montĂ© Alice Lhabouz Conseil, enregistrĂ©e Ă lâORIAS sous le numĂ©ro 21004929⊠qui est en rĂ©alitĂ© le nouveau non de Trecendo Ăpargne . Pas en tant que CIF23 mais en tant que COA24. Autrement dit : elle distribue des contrats dâassurance-vie et PER, elle ne fait pas de conseil en investissement au sens rĂ©glementaire.
Sur son site, elle propose quatre « portefeuilles » avec des rendements affichĂ©s : 3,5% pour « Refuge », 5% pour « SĂ©rĂ©nitĂ© », 8% pour « Audace », et 12% pour « Sensation, le portefeuille emblĂ©matique dâAlice ». Aucune info sur les allocations, aucune transparence sur la composition, juste une petite mention de risque en gris clair sur fond blanc.
Dans une interview cet hiver, elle livre ses conseils pour 2026 : « lâintelligence artificielle et la technologie », « lâĂ©nergie », « la santĂ© », « lâor », et « le bitcoin »25. LâIA en 2026. Merci Alice. Les institutionnels cherchent Ă sortir, et il leur faudrait bien un peu de liquiditĂ©.
Ătonnant quand on regarde son track record : son fonds robotique nâa jamais battu son indice de rĂ©fĂ©rence, et son fonds santĂ© affiche moins de 34% sur 10 ans, soit 3,4% annualisĂ©, loin derriĂšre son benchmark. Pas vraiment le CV idĂ©al pour donner des leçons dâinvestissement. Mais quitte Ă pousser le personal branding au max, elle aurait du coller son nom sur ses fonds. Câeut Ă©tĂ© honnĂȘte.
Timeâs Up
Jean-Pierre Nadir, lui, a fait lâĂ©mission autrement. Fondateur de FairMoov, ancien de MeilleureAgence.com, il a rejoint le jury en S2 et quittĂ© le banc Ă la fin de la S4. Depuis, il revient ponctuellement pour les soirĂ©es spĂ©ciales « inventeurs ».
Quand je lui demande pourquoi il est parti, il mâexplique que le rĂŽle de jurĂ© ne se limite pas à « coller du pognon ».
« Câest surtout accompagner. Et ça, ça prend du temps. Je faisais ça sur mon temps libre, et je nâen ai plus. »
Plusieurs autres jurĂ©s confirment : ĂȘtre jurĂ©, câest chronophage. Et ça crĂ©e des tensions. On sent dâailleurs quelques rancoeurs entre les plus actifs, ceux qui accompagnent vraiment leurs participations, et ceux qui « Ă©teignent leur tĂ©lĂ©phone une fois lâenregistrement terminĂ© », comme le formule un autre membre actuel du jury.
Cela dit, Arthur a affirmĂ© lui lâavoir sorti parce quâil avait trop utilisĂ© la marque QVEMA lors de ses projets.
Quâimporte. Son bilan ? Sur 22 boĂźtes validĂ©es, il en a signĂ© 11. Deux ont dĂ©jĂ dĂ©posĂ© le bilan. Pour en financer une partie, il a bouclĂ© une levĂ©e avec Tudigo (500KâŹ, pas 600K⏠comme parfois annoncĂ© sur LinkedIn) via FairMoov Invest, oĂč des investisseurs ont voulu co-investir Ă ses cĂŽtĂ©s. Arthur aurait vu cette levĂ©e via Tudigo dâun trĂšs mauvais Ćil.
Reste que Nadir nâa pas de club, pas de plateforme, pas de produit financier dĂ©rivĂ©. Juste des deals classiques.
Mais certains ont trouvĂ© un vrai levier via lâĂ©mission.
Glow Up
Parmi les parcours qui ont marchĂ©, il y a Kelly Massol. Jâavoue avoir dĂ©couvert la marque lâannĂ©e derniĂšre (faut dire que je me maquille pas souvent). Selon une source au sein de la chaĂźne, câest un des profils les plus remarquĂ©s de lâĂ©mission.
Câest vraiment le genre de profil rĂȘvĂ© parce que câest difficile dâavoir des femmes qui sont des role models, surtout dans ce domaine. »
Les Secrets de Loly, câest une histoire qui commence dans une cuisine. En 2004, Kelly Massol lance le forum « Boucle et Coton », un espace dâĂ©change pour les femmes afro-caribĂ©ennes qui veulent entretenir leurs cheveux au naturel. Ă lâĂ©poque, neuf femmes sur dix se lissent ou se dĂ©frisent. Lâoffre pour les cheveux texturĂ©s est quasi inexistante en France, Ă part des produits importĂ©s des Ătats-Unis ou des trucs bourrĂ©s de silicone. En 2009, elle se lance : 1â500⏠de capital, fabrication artisanale, vente en ligne. 150K⏠de CA la premiĂšre annĂ©e. LâannĂ©e suivante, elle ouvre une boutique dans le 12e arrondissement de Paris.
Le premier tournant, câest 2015. Massol signe une licence de distribution avec MGC International, le mastodonte du secteur. FondĂ© en 1981 par Marcel Cohen, MGC est le distributeur historique des produits cosmĂ©tiques et capillaires pour le marchĂ© « ethnique » en France. PrĂ©sent dans 88 pays, 15M⏠de CA en 2013, et surtout : câest LE passage obligĂ© pour toute marque qui veut se faire rĂ©fĂ©rencer dans ce circuit. Sans MGC, pas de prĂ©sence en boutique spĂ©cialisĂ©e. Avec MGC, Les Secrets de Loly passe de 500K⏠à 750K⏠de CA en un an, et surtout, commence Ă industrialiser sa production (dâabord dans un labo Ă Saint-Maur-des-FossĂ©s, puis dans une usine en Belgique). En 2017, elle recrute un directeur commercial et entre chez La Boutique du Coiffeur. En 2019, le CA atteint 1,8MâŹ. En 2020, Marionnaud et Monoprix suivent.
Mais le vrai tournant majeur, câest 2022. Quilvest entre au capital sur une valorisation de 70MâŹ26, pour une boĂźte qui affiche 115M⏠de CA (+84% vs 2021) et 2,7M⏠de rĂ©sultat (vs 3.3M⏠en 2021). Selon une source proche du deal, Massol cashout autour de 20M⏠à cette occasion. Le deal est bouclĂ©. Et câest seulement aprĂšs, en 2023, quâelle rejoint le jury de QVEMA pour la saison 4, diffusĂ©e en janvier 2024.
Autrement dit : elle nâa pas eu besoin de lâĂ©mission pour son premier LBO. Mais elle a compris ce que ça pouvait lui apporter pour le suivant. Comme le dit un autre jurĂ© de lâĂ©mission : « QVEMA a Ă©tĂ© un accĂ©lĂ©rateur pour elle. » En off Massol confesse dâailleurs Ă Arthur que pour la valo du 2e LBO, le fait dâĂȘtre visible Ă cette pĂ©riode « ça lâarrange ». Parce que certes son succĂšs ne vient pas de lâĂ©mission. La marque tournait dĂ©jĂ . Mais 3 saisons de prime time sur M6, ça transforme une marque qui marche en une marque que tout le monde connaĂźt.
DerriĂšre le premier deal, il y a Simon Eischen. Ancien de chez Rothschild, il a lancĂ© Scalene Partners, une boutique OBO/LBO, et siĂšge au board des Secrets de Loly depuis mai 2022. RĂ©putĂ© pour son caractĂšre pas facile (pour rester poli et ne pas textuellement citer celui qui mâa parlĂ© de lui), mais personne ne remet en cause son efficacitĂ©. Ce qui va sâavĂ©rer utile.
Sauf que pour le 2e Massol aurait dâabord tentĂ© de le contourner. LâidĂ©e : aller chercher des fonds amĂ©ricains, et notamment celui qui financent les Kardashian. Genre les gros. Ăa nâa pas pris, et sa rĂ©putation sâest retrouvĂ©e un peu ternie outre-Atlantique. Les raisons exactes restent floues, mais quand les fonds US te ghostent, câest rarement bon signe. Du coup elle revient vers Eischen, pas vraiment en position de nĂ©gocier. Lui ferme le deal, mais facture des fees bien salĂ©s au passage. Oups.
Au nouveau tour, a priori en cours de bouclage, la boĂźte affiche 11M⏠dâEBITDA et se valorise 170MâŹ, soit 15.5x lâEBITDA. Câest pile dans la moyenne du secteur beauty, qui tourne autour de 14.9x en 202527. Autrement dit, pas de prime. Les vendeurs visaient 20x en dĂ©but de process, le genre de multiple quâobtiennent les marques science-backed comme Medik828. Ils ont eu un multiple standard. Pour donner un ordre de grandeur, P&G avait lĂąchĂ© 640M$ sur Mielle Organics en 2023, autre marque de soins capillaires pour cheveux texturĂ©s29.
Le montage est un OBO avec sponsor. Petite prĂ©cision pour les puristes : dans un OBO sponsorless, le fondateur se fait financer uniquement par de la dette, sans faire entrer de fonds au capital. Ici, câest diffĂ©rent : un fonds entre au capital, Massol vend une partie de ses titres aux nouveaux entrants tout en rĂ©investissant pour rester Ă bord. Sur cette opĂ©ration, elle aurait encaissĂ© environ 40MâŹ. Ce qui porte le cashout total Ă environ 60M⏠en trois ans sur une marque de shampoing. Chapeau. Elle devient minoritaire, mais reste dans le bateau avec un exit final prĂ©vu dans trois Ă cinq ans.
Selon lâInformĂ©30, lâacheteur serait le fonds italien Quadrivio Group, probablement via son vĂ©hicule Lifestyle Fund II, lancĂ© en 2023 et spĂ©cialisĂ© dans la fashion, le design, la beauty et le food & wine. On y trouve dĂ©jĂ SessĂčn, Twinset, GCDS ou Rougj cĂŽtĂ© cosmĂ©tiques.
Mais certains vont encore plus loin.
Free Lunch
Jean-Michel Karam arrive du Liban en 1990, en pleine guerre civile. Doctorat en microĂ©lectronique Ă Grenoble, poste de chercheur au CNRS. En 1997, il fonde MEMSCAP, spĂ©cialiste des microsystĂšmes, les puces miniatures quâon met dans les avions et le matĂ©riel mĂ©dical. Introduction en bourse en 2001 : 101M⏠levĂ©s, valorisation de 430MâŹ. Et puis le marchĂ© sâeffondre. Aujourdâhui, MEMSCAP capitalise 30MâŹ. Karam en dĂ©tient environ 9%. Faites le calcul (mĂȘme un VC pourrait le faire).
Le vrai business est ailleurs. En 2010, il sĂ©pare la branche cosmĂ©tique de MEMSCAP pour crĂ©er ce qui deviendra IEVA Group. LâidĂ©e : de la cosmĂ©tique personnalisĂ©e avec des capteurs et de lâIA. Puis les rachats sâenchaĂźnent. LâAtelier du Sourcil, Le Boudoir du Regard (en redressement judiciaire entre 2021 et 2022, plan sur 10 ans, depuis terminĂ©31), 150 boutiques au total, dont 90 en franchise. Au capital avant le deal on trouve CrĂ©dit Mutuel Innovation (32%), Unilever (12%), SEB (7%), le reste Ă©tant dĂ©tenu par Karam et dâautres actionnaires trĂšs minoritaires.
Il rejoint le jury en saison 5 (2024), revient en saison 6.
Et Karam a compris un truc : lâĂ©mission, câest une vitrine. En septembre 2025, il rachĂšte My Little Paris Ă TF132. Son offre Ă©tait supĂ©rieure de 20% Ă celle de DC Company (maison mĂšre de Konbini et du Gorafi)33.
Mais en rĂ©alitĂ© : le deal nâest pas en cash. Mieux : Karam nâa pas mis un euro sur la table. TF1 a apportĂ© 100% de My Little Paris (valo 30MâŹ, sur la base de 11,5x lâEBITDA) en Ă©change de 25,7% du capital dâIEVA Group. Ce qui implique une valorisation dâIEVA Group Ă 117M⏠post-money. En face, MLP faisait environ 30M⏠de CA, dĂ©gageait environ 3M⏠dâEBITDA, et avait environ 5M⏠de trĂ©sorerie. TF1 a Ă©changĂ© une boĂźte rentable avec du cash contre une minoritĂ© dans une boĂźte dĂ©ficitaire. Belle opĂ©, selon de quel cĂŽtĂ© on se place. Mâenfin TF1 a toujours Ă©tĂ© bon pour acheter trĂšs chĂšres des boites et les revendre pur pas grand chose. Entre MinuteBuzz ou Doctissimo, les exemples ne manquent pas.
Parce quâen 2023, IEVA Group (la holding) affiche 349K⏠de CA et -8,5M⏠de rĂ©sultat net. INTUISKIN (qui porte Ioma) : 4,4M⏠de CA en 2024, -2,25M⏠de rĂ©sultat. LâAtelier du Sourcil et ses entitĂ©s franchises : environ 8M⏠de CA cumulĂ©, rentable. Le Boudoir du Regard : 621K⏠de CA, -74K⏠de rĂ©sultat. Au total, le groupe fait moins de 15M⏠de CA et perd plusieurs millions par an. Valoriser ça 117MâŹ, câest audacieux.
Quant Ă elle les fondatrices de MLP, qui nâavaient plus de parts dans la boĂźte, ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es. CĂ©line Orjubin Ă©tait encore prĂ©sidente au moment de la signature, mais lâune des fondatrices avait dĂ©missionnĂ© quelques semaines avant.
Mais le vrai coup reste Ă venir. Selon mes informations, Karam chercherait actuellement Ă faire une IPO et Ă coter IEVA Group pendant la diffusion de lâĂ©mission, probablement en mars. Lâaudience (1,5 Ă 2M de tĂ©lĂ©spectateurs) est du retail, pas exactement le profil type de lâinvestisseur en bourse. Mais passer chaque semaine en prime time comme investisseur avisĂ©, ça crĂ©dibilise. Y compris auprĂšs des partenaires institutionnels.
AprĂšs tout, câest pas le retail qui a financĂ© lâOBO de Massol non ?
Not Your Keys
Ăric LarchevĂȘque est jurĂ© depuis la S1, un an avant lâarrivĂ©e de Bourbon pour qui il a Ă©tĂ© lâĂ©gĂ©rie. Cofondateur de Ledger et Coinhouse, câest une des figures historiques de la crypto française.
Le classement Challenges lâestime Ă 3,4 zucmaneries34, en partant du principe quâil possĂšderait encore un quart de Ledger. Une estimation « complĂštement fausse et trĂšs trĂšs loin de la rĂ©alitĂ© » selon un actionnaire historique qui a demandĂ© lâanonymat et refusĂ© de donner un chiffre. Probablement pas pour suggĂ©rer que ce serait plus.
Plusieurs sources convergent : il ne resterait Ă LarchevĂȘque que quelques pourcents du capital, et quelques millions sortis en cash. Son dĂ©part de Ledger a Ă©tĂ© tumultueux : il sâest fait mettre Ă la porte aprĂšs avoir posĂ© un ultimatum pour virer le DG quâil avait lui-mĂȘme fait nommer. Et a Ă©tĂ© presque chassĂ© de la boĂźte quâil avait créé, mĂȘme sâil se dit que les tensions se sont apaisĂ© depuis. Un proche de VC explique nĂ©anmoins que son dĂ©part Ă lâĂ©poque aurait activĂ© une clause de bad leaver. Ce que lâactionnaire historique sus-citĂ©35 a refusĂ© de confirmer. Ou dâinfirmer.
EDIT 09/01/2025 07H23 : Eric Larcheveque prĂ©cise quâil est le 1er actionnaire de Ledger avec 15%+, quâil nây a pas eu de clause de bad leaver, et quâil nâa pas Ă©tĂ© virĂ©.
Les 25% indiquĂ©s dans Challenges correspondent Ă lâensemble des cofondateurs, dont les noms ont Ă©tĂ© retirĂ©s depuis pour des raisons de sĂ©curitĂ©.
Et ce nâest pas Coinhouse, qui patauge pour exister depuis des annĂ©es, qui va rehausser le compteur. Cela dit, sa fortune pourrait ĂȘtre plus Ă©levĂ©e sâil a effectivement misĂ© gros sur Bitcoin trĂšs tĂŽt, comme il lâa souvent affirmĂ©.
Câest probablement ce qui lâa poussĂ© Ă diversifier. Mi-2023, il rejoint Blast en tant quâambassadeur, aux cĂŽtĂ©s de Tony Parker et Benjamin Chemla, qui ont depuis quittĂ© le navire. Mais en courant 2025, il annonce le lancement de son propre club, Day One. Officiellement, un club dâ« Ă©ducation financiĂšre ». En rĂ©alitĂ©, un club qui propose des « drops » mensuels : des PDF qui prĂ©sentent des opportunitĂ©s dâinvestissement (crypto, immo Ă Marrakech, prĂ©-IPO Kraken, cartes PokĂ©mon, DeFi, DubaĂŻâŠ) avec des partenaires, dont Coinhouse, sa propre boĂźte. Le tout avec des rendements affichĂ©s entre 10% et 48% par an, et des risques systĂ©matiquement prĂ©sentĂ©s comme « faibles » ou « modĂ©rĂ©s ».
ProblĂšme : il avait une clause dâexclusivitĂ© avec Blast. Blast lâa assignĂ© en justice pour « parasitisme » et « concurrence dĂ©loyale ». Jâai dĂ©taillĂ© lâhistoire dans une Ă©dition dĂ©diĂ©e.
En novembre 2025, il a lancĂ© The Bitcoin Society avec Tony Parker. Probablement le pire projet des deux. La confĂ©rence de lancement Ă©tait un flop : des PowerPoint mal animĂ©s, des blagues gĂȘnantes, et des annonces que personne nâa comprises. Un lobby, un truc treasury, un Ă©niĂšme club business. Du jamais vu depuis la veille.
Le plus Ă©trange, câest que mĂȘme des gens prĂ©sents dans la salle, donc plutĂŽt supporters, ont trouvĂ© ça nul. Sur X, lâaccueil Ă©tait glacial. On parle dâune communautĂ© crypto oĂč LarchevĂȘque est plutĂŽt respectĂ©, pas contestĂ©. Mais lĂ , le message ne passe pas.
Dâabord parce que sortir un « treasury » Ă la Michael Saylor en plein retournement de cycle, ça se casse la gueule. Ensuite parce que centraliser du Bitcoin quand on a passĂ© des annĂ©es Ă construire Ledger, une boĂźte qui prĂŽne exactement lâinverse (le self-custody, « not your keys, not your coins »), tout en ultra-financiarisant le truc avec des vĂ©hicules cotĂ©s et des clubs payants, il y a une dissonance cognitive que mĂȘme les plus fidĂšles ont du mal Ă avaler.
Et puis le fond du problĂšme : tout le monde est dâaccord pour dire quâil y a trop de pression fiscale, que câest compliquĂ©, que la France est hostile Ă la crypto, tous les trucs quâil a rĂ©pĂ©tĂ©s sur scĂšne. Sauf quâil ne vient rien rĂ©soudre en rĂ©alitĂ©. Il pose le diagnostic, mais le remĂšde câest : « payez pour rejoindre mon club ». Over-promised, under-delivered.
Cela dit on ne peut pas lui enlever le courage dây aller. Parce que finalement, peu importe36 si son projet se plante (ou pas, dâailleurs), si les vĂ©los de Simoncini ont dĂ©raillĂ© : ni lâun ni lâautre nâont besoin du pognon quâils pourraient gagner si ces projets marchaient, et il faut un certain courage (ou ĂȘtre un peu fou, au choix) pour dĂ©cider de se relancer dans une aventure entrepreneuriale quand on a dĂ©jĂ accompli quelque chose. Ce qui est respectanle.
Reste que selon plusieurs sources, ces projets successifs auraient mis Arthur plutĂŽt en colĂšre, notamment sur la maniĂšre dont LarchevĂȘque communique. Au point que lors dâune rĂ©union il a tenu des propos odieux. Alors qu'il expliquait pourquoi les jurĂ©s ne devraient pas Ă©taler leur fortune, Arthur accuse LarchevĂȘque dâĂȘtre responsable de lâenlĂšvement de David Balland en janvier 2025 :
« Son associĂ© s'est fait enlever parce quâĂric faisait des vidĂ©os tous les jours pour dire âje suis millionnaire en Bitcoinâ. »
Un sort quâil prĂ©dit Ă©galement Ă Bourbon : « Ăa va lui tomber sur la gueule. »
Immonde.
Soft Opening
Des propos qui ont du rafraichir Jonathan Anguelov, le petit nouveau de la saison Lui vient dâannoncer le lancement dâOffstone le 7 janvier 2026, deux jours avant la diffusion. Une coĂŻncidence calendaire selon lui.
En rĂ©alitĂ©, jâavais dĂ©jĂ un peu teasĂ© Offstone il y a quelques semaines, parce que jâavais reçu plusieurs messages de lecteurs (merci au fait) : le site avait leakĂ© par accident avant lâannonce officielle et jâen avais fait quelques allusions ici. Sâil est vrai que, comme me lâexplique Anguelov, il « travaille sur le projet depuis longtemps », lâannonce initialement prĂ©vue en dĂ©cembre est arrivĂ©e pile la veille de la diffusion. Câest un peu grillĂ©. Mais bon, câest le jeu.
Dâautant que si Anguelov est nouveau en tant que jury, il nâest pas un inconnu de la tech. Cofondateur dâAircall, une des rares rĂ©ussites tech françaises qui tienne la route, en Ă©tant Ă la fois une licorne et une boite qui gagne un peu de pognon. Créée en 2014, devenue licorne en 2021 avec une valo Ă 1G$, puis centaure en 202237. Goldman Sachs au capital, 227M$ levĂ©s au total, prĂšs de 200M⏠de CA aujourdâhui. Câest solide. Il a quittĂ© lâopĂ©rationnel en septembre 2023 pour se concentrer sur sa fonciĂšre, Aguesseau Capital, quâil a montĂ©e en 2018 avec son associĂ© GaĂ©tan Chebrou. Portefeuille : 6 hĂŽtels Ă Paris, plus de 40 immeubles, 200M⏠de projets aboutis. LĂ aussi, câest du concret. Et un rĂ©cent remboursement sur un projet Ă Levallois qui affiche 10% de TRI sur 18 mois38.
Offstone, câest lâĂ©tape suivante : permettre Ă des particuliers de co-investir sur les mĂȘmes opĂ©rations quâAguesseau Capital. Le modĂšle se situe quelque part entre Blast Club version immo, le club Kretz et le crowdfunding immobilier classique. Ticket dâentrĂ©e : 20 000⏠minimum. TRI visĂ© : 8 Ă 14% sur 2 Ă 5 ans. Le PSI (prestataire de services dâinvestissement) est Tylia39.
CĂŽtĂ© abonnement, deux formules : « Membre Fondateur » Ă 1 500âŹ/an (accĂšs aux deals, Discord, 10h de formation vidĂ©o) et « Membre PrivĂ© » Ă 10 000âŹ/an (prioritĂ© sur les deals, dĂźners trimestriels avec Anguelov, ligne WhatsApp directe avec lâĂ©quipe dirigeante). Câest finalement assez standard pour ce type de clubs.
à ça sâajoutent les frais sur chaque opĂ©ration : 1 Ă 2,5% de structuration Ă lâacquisition (selon la formule), 1,5% de gestion annuelle, et 20% de carried interest au-delĂ de 8% de TRI.
Pour comparer : chez Blast Club, lâadhĂ©sion va de 1 000⏠(Bronze) Ă 10 000⏠(Diamond), avec 3 Ă 5% de frais de structuration et 20% sur la plus-value. Chez Kretz Club, câest 2 000âŹ/an dâadhĂ©sion, ticket minimum 1 000âŹ, et les frais ne sont pas clairement affichĂ©s (ce qui est en soi un signal). Lâautre signal, câest que le club est adossĂ© Ă ClubFunding pour son agrĂ©ment PSFP, une plateforme qui affiche parmi les pires statistiques du marchĂ© en crowdfunding immobilier. Un proche des Kretz mâexpliquait il y a quelques mois que câĂ©tait « probablement une erreur ». Cela dit, ce nâest pas ClubFunding qui choisit les deals, ils ne font que lâintermĂ©diation. Mais le signal reste mauvais.
Offstone se positionne dans la fourchette haute pour lâadhĂ©sion, mais avec des frais de structuration plus bas et un ticket minimum plus Ă©levĂ©. Chaque club a trouvĂ© son crĂ©neau : startups pour Bourbon, immo luxe pour Kretz, immo value-add pour Anguelov.
Ce qui diffĂ©rencie Offstone des clubs les plus douteux : le discours est cohĂ©rent, le backtrack existe (la fonciĂšre a fait ses preuves), et le ticket minimum Ă 20K⏠filtre probablement ceux qui comprennent le moins ce type dâinvestissement. Offstone investit aux cĂŽtĂ©s de ses membres et ne se rĂ©munĂšre quâau-delĂ de 8% de performance. On ne peut pas vraiment dire que les risques soient clairement indiquĂ©s (la comâ parle dâ« immobilier Ă haut rendement »), mais câest moins agressif que les 25% promis par Day One.
Le vrai sujet, câest le passage Ă lâĂ©chelle. GĂ©rer quelques gros deals entre pros (ce que fait Aguesseau), câest une chose. Devoir sourcer suffisamment de projets de qualitĂ© pour satisfaire un flux dâinvestisseurs particuliers attirĂ©s par la notoriĂ©tĂ© mĂ©diatique, câen est une autre. Le risque classique de ce genre de clubs : lâafflux dâargent oblige Ă investir dans des projets moins sĂ©lectifs, et la performance se dilue40.
Mais au moins, lui, il a un vrai track record. Câest dĂ©jà ça.
Arthur, lui, a (encore) un peu tiqué. Et le lui as fait savoir41.
« Tu es une fonciĂšre et que dans ton portrait on [dira] que tu es une fonciĂšre. [âŠ] Mais que tu montes un projet Ă la Blast pour que le grand public vienne investir dans ta fonciĂšre, et que tu utilises la marque Qui veut ĂȘtre mon associĂ© pour recruter, lĂ câest problĂ©matique. Comme ça lâa Ă©tĂ© avec Jean-Pierre [Nadir]. »
Parce quâĂ©videmment, câest lâombre de celui-dont-on-n-a-pas-prononcĂ©-le-nom qui rĂŽde autour de ces projets. Et qui agace tant le producteur.
Endgame
LarchevĂȘque vend des clubs multiassets. Anguelov ouvre lâimmo aux particuliers. Mais aucun nâa poussĂ© le modĂšle aussi loin quâAnthony Bourbon.
Fondateur de Feed. (les repas en poudre), Bourbon rejoint le jury en S2 et devient rapidement le plus gros investisseur de lâĂ©mission. En parallĂšle, il lance Blast Club fin 2022, un club dâinvestissement qui permet aux particuliers de co-investir avec lui (parfois pas) dans les startups de QVEMA, mais avec un dealflow plus large, et dĂ©sormais axĂ© sur les US via les boites financĂ©s par le YC.
Autrement dit : il a rĂ©pliquĂ© lâĂ©mission. Un peu comme Pyramide vendait des boĂźtes de jeux Pyramide42.
On ne sâĂ©tendra pas dessus ici. On lui a dĂ©jĂ consacrĂ© trois newsletters. Mais ce modĂšle a visiblement agacĂ© Arthur.
En 2022, le producteur Ă©voquait lâidĂ©e de rejoindre le jury43. « Pourquoi pas moi ? », lĂąchait-il. Ă lâĂ©poque, ça ressemblait Ă une boutade. Puis il a vu le succĂšs de Bourbon. Et celui de Massol. Et le lancement de Day One par LarchevĂȘque. Difficile de dire si câest du seum ou de la jalousie, mais plusieurs sources indiquent que les relations entre Arthur et certains jurĂ©s se seraient sĂ©rieusement tendues. Selon mes informations, au moins trois jurĂ©s actuels sont sur le dĂ©part44.
En réalité son contrat avec TF1 ne lui permet pas de venir coller sa tronche sur M6, et surement pas pour une émission du genre.
Devant ses Ă©quipes, Arthur a dĂ©clarĂ© Ă plusieurs reprises que Bourbon et Massol avaient tendance à « parasiter lâimage du programme » pour leur propre bĂ©nĂ©fice. Et dâajouter :
« Il faut pas que cette émission ce soit juste un tremplin pour faire votre autopromo. »
Massol se nâest pas laissĂ©e impressionnĂ©e :
« Moi je vends que des shampoings. »
Arthur, lui, se verrait bien vendre des boĂźtes de jeux.
Et on en reparlera rapidement.
ContactĂ©s, Arthur, son groupe et Satisfy nâont pas rĂ©pondu.
Alice Lhabhouz mâayant bloquĂ©, elle nâa pas pu ĂȘtre contactĂ©.
Christophe Pouchoy nâa pas souhaitĂ© commentĂ©.
Anthony Bourbon nâa pas donnĂ© suite Ă mes questions.
Kelly Massol nâa pas rĂ©pondu Ă ma sollicitation.
Jean-Michel Karam nâa pas rĂ©pondu Ă ma sollicitation.
InterrogĂ© (uniquement) sur la remarque dâArthur, Ăric LarchevĂȘque nâa pas souhaitĂ© commenter.
Tony Parker, le pire des investisseurs ?, Jérémy Vial, 20 Minutes, 19 mars 2025
Jâavais dĂ©cortiquĂ© cette histoire dans un post LinkedIn en mars 2025.
Jâen ai comptĂ© 19 au total
DocumentĂ©, selon les chiffres Cleerly. Possible que dâautres aient eu lieu.
Sur la totalité des passages, y compris les dossiers non financés.
Isabelle et Alain Weill ont divorcé en 2015.
Typology ou le digital comme levier de croissance, LSA Conso, 16 septembre 2024.
Marc Simoncini abandonne lâoptique et cĂšde son groupe Sensee, AcuitĂ©, 31 janvier 2020.
Aztec, 1er investissement industriel pour Marc Simoncini et son fonds Jaina Capital, FrenchWeb, 25 juin 2012
Les dameuses Aztec rachetées par un spécialiste des patinoires, France 3 Régions, 29 février 2016.
Comment Tony Parker sâest reconverti en homme dâaffaires, avec moins de talent et de succĂšs que dans le basket, Marion Bothorel, Cellule investigation de Radio France, 7 mars 2025
LâASVEL de Tony Parker « dans une situation financiĂšre risquĂ©e » selon la Chambre rĂ©gionale des comptes, France 3 RĂ©gions, 22 mai 2025
DerriĂšre lâimage dâun entrepreneur Ă succĂšs, les affaires en demi-teinte de Tony Parker, France Bleu, 7 mars 2025
Tony Parker menace dâattaquer Skweek en justice pour violation du contrat avec lâAsvel, Lyon Capitale, 21 mars 2025
Reportage Ă la Tony Parker Academy, une Ă©cole Ă lâĂ©quilibre fragile, Basket USA, 5 juillet 2025
Les fausses promesses de Tony Parker, 75 Secondes, 12 mars 2025
Bricks.co boucle sa levée de fonds avec Tony Parker, Immo Matin, 28 septembre 2022
Le surprenant profil de Julian Jacob, jurĂ© trĂšs novice de « Qui veut ĂȘtre mon associĂ© ? », Charlie Perreau et Eva Aronica, Les Echos, 5 fĂ©vrier 2025.
Le surprenant profil de Julian Jacob, jurĂ© trĂšs novice de « Qui veut ĂȘtre mon associĂ© ? », Charlie Perreau et Eva Aronica, Les Echos, 5 fĂ©vrier 2025.
Wyncor, la startup de Julian Jacob valorisée 48 millions de dollars, ouvre son capital, Maddyness, 28 mars 2025.
Décision n°12 du 13 décembre 2017, Commission des sanctions, AMF
Cour d'appel de Paris, arrĂȘt du 23 octobre 2025, n° RG 22/08037
UzĂšs Gestion fait lâacquisition de Trecento AM, AOF, Boursorama, 25 juin 2025
Conseiller en Investissements Financiers
COA : Courtier d'Assurance ou de réassurance. Permet de distribuer des produits d'assurance (assurance-vie, PER), mais pas de fournir du conseil en investissements financiers au sens de l'AMF
Alice Lhabouz : « La clĂ© du placement rĂ©munĂ©rateur, câest lâĂ©ducation financiĂšre », Julien BouillĂ©, LâUnion, 27 novembre 2025
Kelly Massol (Les Secrets de Loly), « crĂ©er son entreprise avec seulement 1 500 euros en poche, câest possible », BPI France, 21 fĂ©vrier 2024
Beauty M&A Update â December 2025, Capstone Partners, 4 dĂ©cembre 2025
Beautyâs K-Shaped 2025 M&A: A Few Blockbusters, Plenty Of Caution, Beauty Independent, dĂ©cembre 2025
Beauty Care M&A Report Q1 2023, Intrepid Investment Bankers, 2023
Kelly Massol (QVEMA) va cĂ©der le contrĂŽle des Secrets de Loly pour un joli prix, Aroun Benhaddou, lâInformĂ©, 7 janvier 2026
RJ ouvert le 15/07/2021, plan arrĂȘtĂ© le 25/02/2022
IEVA Group sâoffre My Little Paris dĂ©tenu par le groupe TF1, LâExpress Franchise, 11 septembre 2025.
My Little Paris bientĂŽt rachetĂ© par un membre du jury de « Qui veut ĂȘtre mon associĂ© ? », Aroun Benhaddou, lâInformĂ©, 11 juin 2025
Ăric LarchevĂȘque, Fortune 500, Challenges, 2024
Jâaime bien ce mot
Modulo les éventuels gens lésés
100M$+dâARR
Les performances passées bla-bla, les pertes en capital bla-bla et tout le bordel hein, je suis pas votre daronne
Tylia est un prestataire de services dâinvestissement agréé par lâAMF
Offstone : que vaut le club de Jonathan Anguelov ?, Cleerly, 7 janvier 2026.
La phrase nâa pas Ă©tĂ© rapportĂ©e par Anguelov, qui nâa pas commentĂ©
Mais sans les commentaires racistes et sexites sur Pépita
Arthur bientĂŽt investisseur dans Qui veut ĂȘtre mon associĂ© ? Il en dit plus, Programme TV, 2022.
Bah non je vais pas te dire qui, jme garde des infos pour plus tard







